Prévention et traitement naturel du diabète

Source: Plantes et santé

De nombreux experts considèrent que le diabète sera l’un des fléaux sanitaires du XXIe siècle. Les causes de cette fulgurante progression de la maladie ne sont pas toutes connues, mais on sait que l’alimentation, l’âge et le mode de vie sont au cœur du problème. Une politique déterminée de prévention inverserait sans doute la tendance, mais on s’oriente plutôt vers la mise au point de médicaments de plus en plus sophistiqués.

Le traitement classique

Le traitement du diabète de type 2 comportera dans un premier temps des remèdes oraux, avant le passage à l’insuline. Il existe différents traitements. Ils seront choisis selon leur site d’activité :

Pour lutter contre l’insulinorésistance : l’activité physique, la perte de poids, la metformine, les glitazones, le rimonabant.

Pour le déficit en insuline : les sulfamides hypoglycémiants et le rimonabant.

Pour épargner l’insuline lors des repas : les inhibiteurs des alpha-glucosidases.

L’insuline pour supplémenter les insulinopénies.

Les analogues du GLP-1 et les inhibiteurs de la DPP-4.

Le traitement évoluera par étapes parce que le diabète est une maladie évolutive et que l’insulinopénie va se développer de manière de plus en plus intense.

Dans un premier temps, si le diabète est marqué, prendre une monothérapie en général metformine ou TZD (thiazolidinediones).

Lorsque l’hémoglobine glyquée (HbA1C) passe au-dessus de 6,5 %, il faut passer à une bithérapie : . Si surpoids, hypertension artérielle ou excès de cholestérol : metformine et TZD. . Si le HbA1C est élevée ou si le traitement précédent est inefficace, passer à : metformine et sulfamide hypoglycémiant (Daonil). Si la bithérapie est inefficace : faire une trithérapie. Si la trithérapie est inefficace : ajouter un inhibiteur de la DPP-4 (incrétine). Si le HbA1C est au-dessus de 7 % : passer à l’insuline injectable, qui est une étape obligatoire des diabètes évolués.

Le traitement diabétique s’accompagne presque systématiquement de : Statine, un hypocholestérolémiant qui prévient les complications cardiovasculaires du diabète. IEC (inhibiteur de l’enzyme de conversion) pour protéger le cœur et la tension. Aspirine pour fluidifier le sang et traiter les éventuelles artériopathies.

L’alimentation du diabétique

Le régime du diabétique vise à équilibrer le diabète et surtout le poids. La sensation de « plaisir » sera développée en mangeant doucement afin de bien profiter du goût des aliments. Ensuite, la personne devra apprendre à ressentir la sensation de faim qui est différente de l’envie… Il est important que les glucides (sucres) représentent 40 à 50 % des calories apportées par le bol alimentaire. Le corps a besoin d’eux pour vivre. Il conviendra en revanche de favoriser les aliments à bas indice glycémique. En parallèle, il faudra diminuer la consommation des graisses pour atteindre 35 % du bol alimentaire, en utilisant principalement des bonnes graisses : mono et polyinsaturées oméga 3 et 6. Le reste du repas se composera de 15 % de protéines (viandes blanches, poissons, laitages). Enfin l’alcool devra être fortement diminué, voire complètement arrêté : maximum un verre de vin par repas. De nombreux hôpitaux proposent des stages et des cours pour apprendre aux personnes malades à équilibrer leur repas

Les traitements naturels

La première chose à faire pour traiter un diabète est de reprendre une activité physique et de perdre du poids (4 à 5 kilos) ces deux éléments combinés font souvent la différence au début de la maladie. Un autre élément important serait le sommeil. Une étude a établi que la baisse de la qualité du sommeil accroîtrait le risque de diabète 2.

Les oligoéléments

Le chrome qui ouvre les récepteurs cellulaires à l’action de l’insuline. Il régule les fluctuations du taux de sucre.

Le manganèse qui est impliqué dans le métabolisme des glucides en modulant l’action de l’insuline.

Le zinc qui agit sur la synthèse et le transport de l’insuline. Il améliore également la sensibilité des cellules à l’insuline. C’est de plus un excellent antioxydant.

Le complexe zinc-nickel-cobalt stimule le pancréas et régularise le métabolisme du sucre.

Les plantes

  • Les feuilles de myrtilles (1 g dans 100 ml d’eau bouillante) agissent sur le diabète et l’insulinorésistance. Les infusions semblent efficaces pour normaliser les taux de glycémie élevés à leur apparition, mais elles préviendraient aussi les complications cardiovasculaires et ophtalmiques.
  • Le fenugrec fait baisser la glycémie mais sans changer les taux d’insuline. fenugrec
  • La camomille en infusion a un effet protecteur contre le diabète et en préviendrait les complications.

  • L’ail aurait une action sur le diabète (baisse de la glycémie) en plus de ses effets sur la tension artérielle et les graisses… ail
  • La cannelle permet de limiter les excès de glycémie et fait baisser la HbA1C.
  • Le ginseng (racines) abaisse la glycémie notamment après les repas.
  • Le thé vert améliore la sensibilité à l’insuline et diminue le risque de diabète.

Les nutriments

Le magnésium et les vitamines B ont un effet hypoglycémiant.

La vitamine B8 (biotine) joue un rôle important dans le métabolisme des glucides et présente un effet hypoglycémiant connu.

Les vitamines B et C permettront la restauration des nerfs atteints de neuropathies.

La vitamine D permettrait de diminuer le risque de survenue d’un diabète insulinodépendant chez les enfants. __ Les antioxydants__

L’acide alpha-lipoïque, le lycopène et la vitamine E ont un effet bénéfique sur la sécrétion de l’insuline mais surtout ils assurent une protection contre les complications du diabète, notamment les neuropathies.

L’huile d’onagreonagre Elle assure une certaine amélioration sur les artères et les nerfs. Les probiotiques En agissant sur le système immunitaire, ils permettraient de protéger contre la survenue de diabète de type 1. Une bonne oxygénation Le germnium, le Bol d’air Jacquier et le DHA2 limiteraient la survenue des complications.