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MEDECINE ARABO-MUSULMANE

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Sun Feb 13 08:29:00 2011

DOSSIER HIJAMA : Les différents types de hijama (3)

V / LES DIFFERENTS TYPES DE HIJAMA

La hijama peut être facultative ou indispensable

1/ LA HIJAMA SECHE (sans incision sur la peau)

Elle consiste à placer une ventouse sur la peau. Il existe plusieurs méthodes de hijama sèche et chacune a un objectif et un effet curatif très différents :

Ce mode peut être :

• Fixe : La ventouse est fixée sur la peau sans faire d’incision pendant une période relativement longue environ 10 minutes. Son objectif : produire un effet profond capable de soulager la partie atteinte. C’est également la méthode la plus utilisée dans la majorité des cas.

• Mobile : En la mettant en mouvement, méthode par massage : ?Soit répéter la pose des ventouses pendant de courtes durées, environ une minute puis la retirer et la reposer et ainsi de suite ?Soit Remuer la ventouse sur la peau, pour cette méthode on utilise un lubrifiant, cette méthode se pratique plus facilement sur le dos.

La hijama sèche est conseillée pour les douleurs musculaires.

La théorie scientifique : La hijama sèche permet de stimuler l’affluence sanguine, elle aide à éliminer les crampes en relaxant les muscles, elle traite le rhumatisme et le mal de dos. Les médecins chinois utilisent les ventouses pour stimuler les circuits d’énergie et pour provoquer des réflexions nerveuses qui aident à guérir certains organes

2/ HIJAMA HUMIDE (SANGUINE)

Il s’agit de faire de petites incisions superficielles sur la peau, puis extraire le sang à l’aide des ventouses suivant deux moyens essentiels :

• Faire la hijama sur les petits vaisseaux sanguins qui sont proéminents et clairs sur la peau, vaisseaux arachnéens (présents sur le visage, la partie postérieure de la tête, le dos, la surface du corps, les jambes.).

• Faire la hijama sur la surface extérieure de la peau et à des positions différentes qui agiront ensuite sur certains organes conformément à une carte de traitement par acuponcture, ou bien à des positions de congestion, de crampes musculaires et de malaises de tissu. La ventouse est posée 3 à 5 minutes, ensuite on effectue de légères incisions superficielles sur la zone ou la ventouse a été posée. Les ventouses sont ensuite réappliquées aux mêmes endroits. Les ventouses sont laissées quelques minutes pour permettre l’aspiration du sang, puis elles sont retirées, vidées et réappliquées si nécessaire (sang abondant). L’opération peut être réalisée jusqu’à trois fois.

La théorie scientifique :

Le traitement par la hijama est basé sur une hypothèse : c’est le sang altéré qui est la cause principale de la plupart des maladies et de l’état maladif. On appel sang altéré le sang chargé de globules rouges inutilisables (qui ont dépassé leur durée de vie limite qui est de 120j en moyenne), des débris, de mauvaises humeurs* en plus des divers traces de produits chimiques divers provenant des médicaments et d’autres. Le sang altéré a une circulation régulière et tend vers la stagnation dans certains endroits précis tels qu’al Kadil (haut du dos) et al `Akhda`ayn (deux veines jugulaires). Ce sang se distingue aussi par la faiblesse de son affluence et la lenteur de sa circulation dans ces endroits. Lorsqu’on se débarrasse de ce sang altéré, le corps se vide par la suite de tout ce qui nuisant, gênant et sans importance. Ceci stimule l’effusion du sang pur chargé de globules rouges purs vers tous les organes du corps pour les ranimé et les nourrir. C’est ainsi que le corps retrouve son équilibre naturel, ses opérations vitales deviennent actives ainsi que ces capacités immunitaires. D’autres part, la hijama suscite un équilibre dans tous les circuits d’énergie dans le corps.

Définition

  • Les humeurs : c’est un mélange d’éléments nocifs que différents systèmes du corps humain ne peuvent anéantir ; leur concentration dans un lieux précis et sensibles pour le corps agit sur certaines parties du corps et finissent par les rendre malades.

L’ébullition de ces humeurs atteint son paroxysme avec la pleine lune qui est marquée par les nuits lunaires. Ce qui facilite leur extraction et le soulagement de la maladie par la volonté de Dieu.

DOSSIER HIJAMA : Les origines de la hijama (1)

PRESENTATION DE LA HIJAMA OU THERAPIE PAR LES VENTOUSES

D’après les œuvres : « Traitement par la hijama, entre la médecine et la religion » Mohammad Nabîh et « Précis sur la hijama » par l’association des jeunes praticiens libres unis pour la santé.

I / LES ORIGINES DE LA HIJAMA

La hijama fait partie des médecines ancestrales recommandée par l’Islam et le Prophète Muhammad (que la paix et la bénédiction d’Allah soit sur lui), cette pratique est recommandée dans plus de 60 hadiths depuis près de 1400 ans. La hijama est apparue pour la première fois chez le peuple de Loth (Paix sur lui). Connue depuis les temps anciens comme une branche essentielle de la médecine populaire, elle s’est propagée dans le monde entier. Elle est arrivée en Europe au début du 19ème siècle lorsque la médecine moderne commençait à voir le jour tandis que les médecines anciennes prenaient du recul surtout dans les pays développés. Les laboratoires et les industries de produits chimiques se développèrent et produirent des centaines de milliers de médicaments. Quelques uns à base d’herbes mais la majorité à base de produits chimiques entrainant l’apparition d’effets indésirables. A partir de là, une campagne appelant au retour à l’ancienne méthode commença dans les pays développés, des travaux d’amélioration de l’ancienne méthode de traitement se développèrent avec l’utilisation d’outils plus sophistiqués et désinfectés plus favorables à la préservation de la santé. Des écoles modernes « pour le traitement populaire moderne » furent fondées sous le nom de la médecine alternative, la hijama est une des branches de cette médecine.

II / POURQUOI CE RETOUR A LA HIJAMA ?

De nos jours, nous avons délaissé, oublié notre patrimoine médical. La hijama fait partie de ce patrimoine. De nombreux instituts spécialisés dans l’étude du traitement et des théories sur la hijama se sont crées en occident qui sans s’en rendre compte suit aujourd’hui les traces du traitement par la Sunna Prophétique. Ainsi, les musulmans sont les mieux placés pour continuer à perpétuer cette tradition et la faire découvrir. Les raisons pour lesquelles la hijama n’a pas été répandue plus tôt sont : - 90 % des personnes qui pratiquent la hijama surtout dans les pays arabe n’ont aucune connaissance médicale. - Autrefois la hijama se faisait par le feu, ce qui faisait fuir les patients. - L’utilisation du même scarificateur et de la même ventouse pour plusieurs personnes a contribué à répandre des virus et contagions diverses, ce qui a renforcer le refus d’utiliser la hijama. - Le métier de Hijama était héréditaire. Avec le temps les pratiquants de hijama refusaient de divulguer les secrets de leurs science pour gagner plus d’argent, ce métier à commencé à disparaitre.

III / LE HIJAMA DE NOS JOURS

On note de véritables progrès dans la pratique de la hijama, des médecins et non médecins la pratiquent avec beaucoup de talent, de science et d’expérience. Des « kit » ventouses avec technique d’aspiration ont été fabriqués pour remplacer le feu, les scarificateurs sont à usage individuel et stériles, les moyens de désinfection ont été adaptés, comme l’utilisation des gants médicaux stériles par exemple.

Prendre connaissance des dernières réalisations de la science sur la hijama, faciliter sa large diffusion à travers des supports tels que les livres, les documents traduits, les instruments, la notion des points, la position de nouvelles maladies… Tout ceci permet de ressusciter la Sunna, la hijama a une place assez importante en Islam et celui qui la fait revivre sera récompensé.

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